Pêche, nature et traditions...
visite chez les Arborigènes avec Betina Romero
"C'est quand même incroyable! Il faut qu'il vienne des gens d'Europe pour que quelqu'un veuille bien m'accompagner dans les missions arborigènes!" En nous présentant chez la femme du gouverneur de la province de Salta, dont nous avions obtenu le numéro de téléphone par un ami, nous étions avant tout curieux de visiter la résidence publique et déguster quelques petits gâteaux au dulce de leche, et ne pensions pas trouver un interlocuteur aussi passionné. Betina Marcuzzi de Romero se plaint d'être un des rares apôtres de la Province de Salta à s'intéresser aux populations indiennes.
Comme nous avons effectivement pu le constater lors des réceptions
du gouverneur où l'on nous a rajouté un couvert, le thème des
derniers villages d'Indiens du pays alimentent les conversations
(Faut-il les faire renoncer à leur culture arriérée? Comment gérer
leurs échanges avec le reste de la province - enclave géographique
/ négociation des produits artisanaux honnête) mais personne ne
se déplace vraiment dans ces missions.
Nous n'avons aucune difficulté à convaincre Betina Romero de
nous y emmener en hélico... La 206 restera pour cette fois au
garage : pour gagner ces missions perdues dans la forêt
subtropicale près de la frontière bolivienne, les routes sont
vraiment trop mauvaises, voire inexistantes.
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A Embarcacion puis Pinchanal, même scénario : accueil chaleureux de toute la communauté réunie, danses, chants et abondants cadeaux de bienvenue; distribution de sucettes aux enfants, d'habits aux mères de famille; promesses aux plus pauvres venus demander une aide que le gouverneur leur enverra un cochon, ou des tôles pour leur toit; discours sur l'éducation et la santé publique qui se prolongent sans pour autant relâcher l'écoute concentrée des Arborigènes... |

Souvent installé au bord du fleuve, l'Arborigène vit
traditionnellement de la pêche. Cette activité est pourtant en
déclin dans les missions que nous visitons. L'explication la
plus valable est la contamination des eaux par des industries
situées en amont du fleuves. Un Aborigène nous défend
cependant avec conviction une autre thèse : depuis que les
Arborigènes ont quitté leurs huttes pour habiter dans des
maisons en dur, ils ne sont plus réveillés par la lumière du
jour pour aller de bon matin - la meilleure heure - à la pêche
!